EN QUELQUES MOTS

Ce spectacle se propose d’articuler trois notions: l’écologie, la Technique et la Culture. A la suite de nombreux auteurs d’écologie politique (Ellul, Illich, Mumford, Anders, …), de pamphlétaires (Vaneigem, Semprun, …), de philosophes et poètes (Spinoza, Harendt, Paul Valéry…) nous souhaitons interroger la crise écologique actuelle sous un angle plus large et plus déterminant que celui de la production et des déchets, celui de la Technique. Le «phénomène technicien» décrit par Jacques Ellul est une autonomisation de la la Technique par rapport à l’homme: un phénomène planétaire de «recherche du moyen le plus efficace dans tous les domaines» qui dépasse toute référence à la morale, la religion, le politique et dépasse in fine l’homme lui même.

Cinq artistes évolueront donc sur un « tas », une « déchetterie », et se serviront exclusivement des matériaux qui le composent (bois, ferraille, plastique, électro-ménager, épave de voiture, …) pour créer leurs supports, de jeux, de vie, leurs armes, œuvres d’art, instruments de musique, …


Le spectacle est une fresque, succession de tableaux inspirés de la vie humaine, impondérables sociologiques: amour, haine, guerre, trahison, fête, pouvoir, jeux, mort, bacchanales… Péplum de dépotoir, farce insolente, déclaration de vie, tentative d’arracher aux scories du présent les pépites du possible.

Les artistes sont acrobates, musiciens, percussionnistes, comédiens, chanteurs, constructeurs, danseurs. Ces techniques artistiques simples, « premières », élémentaires, sont mobilisées pour ces raisons : un contre-pied à la création de valeur, une affirmation de la valeur de la création.


Ce spectacle multi-disciplinaire est l’occasion d’une recherche poussée au niveau sonore et instrumental, avec création d’instruments, mise en son corporelle, bruitisme.

Le propos est une réflexion politique et ontologique, une plongée dialectique au cœur d’articulations conceptuelles sur la valeur (échange/usage), homo faber/homo ludens, puissance/pouvoir (potentia/potestas), métier/travail, pauvreté/misère. Autant de problématiques actuelles dont la ré-interrogation est cruciale. L’approche reste ludique, créative et fantaisiste.

La mise en scène est confiée à Christophe Lafargue dit «Garniouze» membre fondateur de la Cie Okupa Mobil et Garniouze inc. Il a notamment travaillé avec Carnage Productions, Phare Ponleu Selpak, Sacékripa, …


Nous sommes à la recherche de co-productions, accueils en résidence pour l’hiver 2017-2018 et de pré-achats pour la saison 2018.

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